Lundi 26 janvier 2009
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Un courant d'air
balaie mes sentiments
brisés
et les disperse
aux quatre vents,
épars.
J'ai perdu d'un mot
ma vision fugace.
J'ai l'impression
qu'on marche sur mon dos
avec des talons hauts
et beaucoup de grâce.
Je chuchotte des mots doux
amers
à une bouche d'égoût
qui grimace.
Mon humeur volatile
file dans le caniveau
boueux
et trouve refuge au creux d'une ruelle
obscure.
Je suis invisible
pour les passants,
du cellophane
transparent, léger, brillant
balloté par la circulation
embouteillée.
Je m'écarte d'une façade aveugle,
sous le regard bovin de sa porte.
Je laisse couler mes yeux
le long des silhouettes indécises
qui m'entourent.
Mes cils se soudent
et le bruit m'environne
brutalement.
De toute façon il pleut :
qu'importe si l'eau
est céleste ou salée.
Cumulonimbus agité
je roule sur le flanc
d'un anticyclone ombrageux.
Mon front bombé et
pourtant dépressionnaire
se penche vers le sol
pour éviter de voir
tous les autres
et dans leurs yeux
dans tout passant,
dans tout mouvement,
dans tout objet,
un éclat de toi.
Je dois emprunter en silence,
le chemin d'un oubli imposé.
M'aventurer sur une ruelle et courir
sans songer que c'est
un impasse.
Par crazyfraizy
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Publié dans : billets de mauvaise humeur
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