Perdu et brisé leur rêve,
Réduit à un flot amer,
Qui s’écoule sans trêve.
De leurs sources à la mer,
Il dérive…
Et ses yeux libèrent,
Des larmes fleuves
Dans un paysage d’hiver.
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Perdu et brisé leur rêve,
Réduit à un flot amer,
Qui s’écoule sans trêve.
De leurs sources à la mer,
Il dérive…
Et ses yeux libèrent,
Des larmes fleuves
Dans un paysage d’hiver.
La douleur est l’étalon à l’aune duquel se mesure la naïveté.
Il y a des moments où on croirait qu’on peut diluer son âme,
Des moments où on se noie, submergés par la réalité,
Mais heureusement, sous la douche on ne sent pas les larmes…
Mon casque égraine le flow brûlant d’un de mes artistes préférés,
Je marche, aveugle et sourd, dans des rues échevelées,
La musique anesthésie ma douleur et me fait oublier…
Oublier ses sourires et soupirs, oublier ses simagrées,
Oublier son absence et nos souvenirs passionnés…
Je marche, mécanique, et syncopé,
Les yeux dans le vide, pleins de larmes séchées,
Sans destination précise, comme un robot rouillé…
Seul résonne l’écho lancinant de mes rêves éveillés,
Fruits de nuits solitaires et de draps déchirés.
Insomniaque j’arrache à la nuit chaque minute d’obscurité
Et je souffre le martyre tel Prométhée sur son rocher,
Victime de ce qu’on appelle la douleur de l’oreiller,
Celle qui hache vos nuits et vous éloigne des bras de Morphée,
Celle dont vous feriez tout pour vous séparer…
Insensible au vacarme ambiant, par la foule environné,
J’erre comme une âme en peine, endeuillé
Par la perte de mon amante, de ma moitié,
Par l’absence de celle sans qui je suis un être brisé…
En ce moment j’écoute une chanson mensongère : « Boys don’t cry… »
J’aime The Cure…
seul, malheureux, l'oeil hagard,
se perd désespérément dans le noir,
seul, malheureux, sur le tard,
et dans l'attente d'un ultime bonsoir,
il cille et laisse s'échapper
une larme amère, éthérée,
un fil de douleur concentrée,
une perle solitaire et nacrée...
du soleil la caresse alanguissante
rend ta peau capresse croustillante
et je te contemple sereine et nue
comme si jamais je ne t'avais vue
sirène dans les vagues déchaînées
phare resplendissant de mes pensées
perdu entre les bateaux et l'écume
merveille éthérée, comme la brume
mouvante, mystérieuse, poétique
bacchante passionnée, magnétique
qui aiguillone tous mes désirs
et alimente l'essentiel de mes soupirs...
Sa yo di ?