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critiques

Jeudi 29 mars 2007

Bon je vais essayer de faire le tri... il y a beaucoup d'oeuvres, beaucoup d'artistes, beaucoup d'auteurs qui valent le coup d'oeil. La sélection qui suit n'est que celle  des  films, livres,  personnages qui ont marqué mes pérégrinations littéraires ou cinématographiques. J'en oublie certainement mais je publierai  régulièrement  des articles pour remédier  aux diverses lacunes à mettre sur le compte de ma mémoire.

Requiem for a dream (Daren Aronofsky) : un film à recommander à tous les dealers mais surtout aux cinéphiles

Les frère Cohen : 2 frères réalisateurs/scénaristes/producteurs qui prouvent qu'en famille on peut faire de belles choses : finesse, humour, génie et une troupe d'acteurs fidèles trop souvent méconnus (John Turturro, Steve Buscemi, John Goodman, Frances Mc Dormand)

Manu Larcenet : La révélation de la BD française du 2ème millénaire !! Que  ce  soit  la série du Combat Ordinaire ou ses autres oeuvres  (le retour à la terre, on fera avec , pour ne citer que les meilleurs) toute sa production est marquée du sceau de la finesse, de l'humour et de l'introspection comme ce fut rarement le cas en BD. A  chaudement recommander !!

Taniguchi et l'esprit Zen : le manga comme vous ne l'avez jamais lu !! pas de violence, pas d'action, ou très peu, juste un dessin qui touche, des scénarii superbes, empreints de philosophie et de joie de vivre

The Lord of the Rings : Chef d'oeuvre de Tolkien, magnifiquement adapté par Peter Jackson, si vous êtes fan, plongez vous dans les autres écrits de Tolkien, ça donne le vertige!! (Bilbo le Hobbit, Le Silmarilion, Contes et légendes perdus, Les aventures de Tom Bombadil, etc...)

Cent ans de solitude (G.G. Marquez) : attention chef d'oeuvre !! La saga des Buendia a valu à son auteur un nobel et si je ne devait retenir qu'un adjectif pour en parler je dirais "Flamboyant" !!

Victor Hugo (surtout Les Misérables et Les Contemplations) : à mon avis c'est l'homme français le plus brillant et le plus admirable du XIXème, dans la droite lignée des Lumières : style et talent littéraire au service d'idéaux et de valeurs à portée universelle

l'IUFM : un haut lieu de ma formation : il y eut un avant et un après IU,et ça c'est surtout dû aux gens géniaux que j'y ai rencontré. Tchimbé rèd vous tous, je vous adore !!

la Prépa de Bellevue : courage, un jour il y aura un de vos élèves à normale !!

De l'insoutenable légèreté de l'être (Milan Kundera) : un livre brillant, d'une finesse rare, une analyse géniale et parfois impitoyable de la vie au quotidien et des sentiments qui en font les petits riens et les grandes émotions

Edward Norton : peut être le meilleur acteur américain du moment, même s'il se fait discret ces derniers temps (cf American History X, la 25ème heure ou encore et surtout Peur Primale)

Edwige Danticat : Je pense que c'est l'auteure antillaise qui m'a le plus marqué, le plus ému. Il faut dire que l'histoire haïtienne a de quoi le faire. Et cet écrivain parvient à nos toucher à ce propos avec lyrisme et poésie, sans jamais tomber dans le misérabilisme ou la colère. Son écriture nous touche au plus profond de notre être, invoquant des images d'une beauté rare...

Steinbeck : toute son oeuvre est magistrale, c'est de l'écriture sociale comme nous en a surtout gratifié le XIXème siècle, Les raisins de la colère revisitent la bible au milieu de la crise des années 30 aux Etats-Unis. Les oakies jetés sur les routes par les créanciers et la sécheresse s'orientent vers le mirage californien. Quand l'épopée s'allie au talent littéraire on ne peut qu'être comblé !!

 Bon je ne vais pas faire un commentaire pour chacun de mes coups de coeur mais pour ne pas être en reste je vais citer pêle-mêle tous les autres, qui mériteraient eux aussi une ligne : Matrix, la SF de Philip K. Dick ou de Arthur C. Clarke (2001 l'odyssée de l'espace!), Primo Lévi, les Corto Maltese, Calvin et Hobbes, Garfield, les deux meilleurs polars français de ces dernières années :  36 quai des orfèvres et  Ne le dis à personne, Astérix, (surtout en corse!!), Jean Giono, Joseph Kessel, et puis n'oublions pas les artistes du pays : Césaire, Fanon, Chamoiseau (j'adore Texaco) et j'en oublie !!

Par crazyfraizy
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Samedi 31 mars 2007

Le soleil des Scorta est un pur régal. Je me suis englouti les 250 pages de ce bouquin en une après-midi. C’est le genre d’œuvre qui vous réconcilie avec les prix littéraires et avec la littérature en général. Dans ce livre on est avant tout frappé par deux choses : premièrement les pages débordent d’amour, non pas de l’amour des personnages entre eux, non ce n’est pas une histoire à l’eau de rose, non il s’agit de l’amour de l’auteur pour ses personnages, pour le cadre du récit (les Pouilles en Italie), un amour fervent, passionné, enflammé ; et deuxièmement on admire le style à la fois épuré et poétique de la narration dont le souffle nous porte d'un bout à l'autre du roman. Un amour tout aussi enflammé que le sont les protagonistes et les phrases de cette saga familiale qui nous fait traverser un siècle dans le petit village de Montedidio. La famille Scorta n’aurait pas dû être : issue de l’union d’un bandit et d’une vieille fille qui décéda en accouchant cette famille allait très vite être marquée du sceau d’une malédiction : les Scorta était condamnés à toujours devoir se battre sans jamais pouvoir sortir de la misère. Et ils se battent ! Ils se battent pour s’en sortir, pour être heureux, et l’écriture flamboyante de Laurent Gaudé rend à merveille la ferveur avec laquelle chacun des membres de cette engeance s’emploie à ce tailler une place au soleil. Les Scorta sont des « mangeurs de soleil », dixit l’auteur, et leur vie est paradoxalement marquée à la fois du sceau de la pauvreté et de celui de la générosité. Ce récit raconte le labeur et la sueur, il a un parfum de rêve et de larmes mais surtout un goût de soleil et d’huile d’olive, le « jus des pierre » que savent si bien extraire ces Pouilleux (dans le sens habitants des Pouilles)…

Par crazyfraizy
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Mardi 3 avril 2007


Je continue la revue de mes coups de coeur : le manga par lequel il faut commencer à lire des mangas, le manga indispensable à votre bibliothèque, le manga du siècle (celui que vous voulez) c'est l'oeuvre magistrale de Katsuhiro Otomo : AKIRA Ce bouquin (14 volumes en couleur, 6 en NB) est une baffe graphique, scénaristique et narrative, on ne le lâche pas. C’est une œuvre d’anticipation, l’action ce situe après une troisième guerre mondiale quia ravagé les grandes villes de la planète et dont la cause mystérieuse semble un tabou. Au Japon, plus précisément à Tokyo, des bandes rivales s’affrontent quotidiennement pour asseoir leur suprématie et s’octroyer la part du lion dans différents trafics. Seulement un dès membres d’une bande, Tetsuo, semble développer d’étranges pouvoirs de télékinésie (et autres) et attire rapidement l’attention de l’armée, laquelle s’occupe déjà de plusieurs enfants plutôt paranormaux… La saga qui s’ensuit est époustouflante et mêle tous les ingrédients nécessaires à la naissance d’un chef d’œuvre…                       

 

Par crazyfraizy
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Mercredi 25 avril 2007

Aujourd'hui j'ai terminé un bouquin qu'on m'avait passé hier... Il ne faut pas tirer à boulets rouges sur la littérature de jeunesse : certes cette production n'est généralement pas d'une qualité flamboyante mais elle se défend tout de même... Les ficelles narratives sont  parfois grosses  mais on se laisse volontier  surprendre et il faut reconnaître que la plupart des personnages de ce type d'ouvrages sont attachants. Le schéma classique est celui d'un héros d'une douzaine d'année, curieux et malin, à qui une série d'épreuve plus ou moins dure vont arriver. Celles-ci vont lui permettre de grandir, de s'affranchir de la tutelle de ses parents et de découvrir des valeurs dont on s'imprégnera volontier : amitié, courage, amour... Bref ce petit Tobbie Lolness est pas mal du tout et le monde miniature qui sert de cadre à sa vie, toute entière située sur un arbre, est plutôt riche en recoins et en surprises. Une bonne lecture facile à recommander quoi...

Par crazyfraizy
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Samedi 28 avril 2007

Je suis dans une période assez géniale : en effet je viens de terminer mon stage, je jouis donc d'une liberté infinie, je suis maître de mon emploi du temps : l'infini des possibles s'ouvre à moi !! En fait quand on a l'infini des possibles devant soi on choisit souvent de ronfler jusqu'à pas d'heure :) :)  Mais j'arrive à faire deux ou trois choses entre mes grasses mat' et entre autres je lis et écoute de la musique. Il se trouve que je ne suis pas parti de mon taff les mains vides : mon golden parachute consistait en 280  euros de BD !! On ne pouvait pas rêver mieux :  si vous ne connaissez pas le scénariste Apollo ruez vous sur sa production (Fantômes Blancs, la grippe coloniale, Biotope, l'île Bourbon...). Bref et parmi toutes ces réjouissances se trouve mon dernier  coup de coeur : les Chroniques aléatoires de Georges Bess. Cette BD est un OVNI, en gros cela consiste en historiettes qui tiennent en une page, illustrant des réflexions de l'auteur. Bess se met en scène lui même et pose quelques pensées sur un décor souvent marin et pierreux. Le résultat est entraînant, même si le concept de l'auteur qui s'adresse directement à nous et nous interpelle est un peu narcissique. On se prend tout de même au jeu et on suit le dessinateur/scénariste dans le labyrinthe de ses pensées teintées de philosophie et d'humour. Bess semble obsédé par les portes, ouvertes ou fermées, et par les cailloux, ce qui ne l'empêche pas de nous délivrer quelques vérités bien senties, de leçons de sagesse toutes en finesse et d'illustrer à l'occasion deux ou trois poèmes et quelques paraboles tibétaines. Le résultat est génial, servi par un dessin crayonné très épuré et efficace. Au rang des aphorismes à retenir : "les vents sont des mouvements de l'âme du monde"... magnifique, comme ces 138 pages de pur plaisir (au nombre desquelles figurent 9 pages blanches toutes expliquées par l'auteur qui rêve de publier un ouvrage de 138 pages blanches intitulé "plus zen tu meurs"...)Bref vive la BD et vive la poésie qu'elle véhicule bien souvent...

Par crazyfraizy
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