Sa yo di ?

Samedi 13 juin 2009
JE SOUHAITE DE NE PAS TROP DÉPRIMER À TOUS CEUX QUI LIRONT CE TEXTE DE BOUT EN BOUT,

J'ESPÈRE AUSSI, SANS DOUTE NAÏVEMENT, QUE L'INTERVIEW DE JULIEN COUPAT (CF LIEN EN ROUGE) REçOIVE L'ÉCHO QU'ELLE MÉRITE ET SUSCITE UN VÉRITABLE DÉBAT, OU TOUT AU MOINS QUELQUES COMMENTAIRES SUR CE BLOG, SUR FACEBOOK OU AILLEURS...

161 hommes et femmes s'élancent officiellement depuis vendredi sur le ring d'un cirque désert : ces têtes à claques invisibles sont les "stars" désignées pour mener les listes européennes aux prochaines élections européennes.
Je mets au défi la moitié des électeurs de mon beau pays, si concernés par la lutte actuelle entre l'équipe de Laurent Blanc et celle d'Éric Gerets de me citer simplement la date à laquelle elles sont prévues ces élections pourtant capitales.

Il se trouve désormais aujourd'hui beaucoup de gens pour se réjouir de l'arrivée des beaux jours (ils ne sont pas agriculteurs mais souvent touristes du dimanche), beaucoup pour se réjouir des prochaines "vacances", pour penser que le traditionnel "printemps social" avec ses foutues allergies, ses foutus exams terminaux, ses putains de grévistes bloqueurs ou encore tous simplement ce fichu temps qui ne veut pas se décider et nous crâme un matin à plus de 20° pour mieux nous refroidir le soir venu d'une giboulée aux allures de blizzard.

Il sont peu au milieu des bulletins météos alarmistes, pour réaliser que la plus grande des vacances qui soit est celle qui touche la classe politique dirigeante. Pour réaliser que les vacances ne manqueront pas, à l'avenir, surtout pour les chômeurs, où pour les naïfs qui pensaient qu'en s'inscrivant à la faculté ils s'assuraient la possibilité d'assister à des cours.


CERTAINS (CF INTERVIEW DU MONDE DE JULIEN COUPAT), DANS L'INDIFFÉRENCE GÉNÉRALE, EXPRIMENT CLAIREMENT DES IDÉES TELLES QU'ON AIMERAIT LES ENTENDRE DANS LA BOUCHE DE GENS AYANT UN POUVOIR DÉCISIONNAIRE.
IL SEMBLERAIT, POUR L'INSTANT QUE CE SOIT DANS LA BOUCHE DE PRISONNIERS QUE L'ON PUISSE ENTENDRE LA VOIX DE LA RAISON...

 

Vive les vacances ! Vive le temps libre ! Vive le loisir de profiter de ces moments magiques à ne rien faire d'autre que s'amuser,  boire,  faire la fête et célébrer l'oisiveté en à ne pensant qu'aux beaux jours à venir !

"Maudits soient les mauvais plaisants", ceux qui s'alarment toujours d'une CRISE dont on a marre. "Maudits soient-ils ! Onis soient ces pessimistes certainement mal baisés pour avoir toujours cette mine renfrognée ou cet humour noir qui casse l'ambiance."

"Foutez nous la paix avec votre monde qui part en couille ! Pensez-y un peu à vos couilles et faites pas chier !" semble clâmer la France d'en bas, "On la connait la MERDE, on y vit, ça nous saoûle depuis un bail, ya que vous pour pas voir que les discours changent tout le temps mais que NOUS on en bave ni plus ni moins"

"Et puis d'ailleurs, quand il s'agit de payer les pots cassés, quand les résultats d'une circulaires ministérielle X ou d'une directive ministérielle Y fout sur le carreau 250 quidams, tous anonymes, tous flingués et exposés sur l'autel de la haine ordinaire, tous oubliés au terme du reportage de `france 3 qui les montre avec leur banderoles et leur incompréhension, avec leur mobilisation, leurs barils de laits déversés, leurs pneus crâmés, avec cette RÉVOLTE aussi désespéré que sans objet, avec ces yeux aveugles désormais. Aveugle est le regard d'une victime dont le bourreau avance masqué, sous le nom de CAPITALISME FINANCIER, couvert parfois par les oripeaux d'une main tendue, prétendûment porteuse d'alternatives, de reclassement, de retraites anticipées. L'hypocrisie a beaucoup de noms destinés à conceptualiser des responsabilités personnelles que la LOI PUNIRAIT avec raison, si elle n'étais pas contrôlée, manipulée et définie par ces mêmes instances coupables.
Nicolas Sarkozy, Rachida Dati, Michelle Alliot-Marie et ceux, innombrables, qui se font toujours les contempteurs d'un marché financier autorégulé, ceux-là, si rarement cités nommément alors que la délation est pour eux une vertu louable, ces fossoyeurs des acquis sociaux d'un pays qui fut celui des Lumières, tous ceux-là mériteraient d'être conspués et voués à la vindicte du troupeau des "citoyens" qu'ils dirigent pour mieux les mener, au milieu des bêlements, à l'abattoir d'une économie qui a perdu toute capacité à différencier un capital humain d'un actif financier.

Il se trouve aujourd'hui énormément de plaisantins cyniques ou de dramaturges idiots pour hurler d'une voix outrée "Putain de crise, il faut que ça cesse toute cette merde, même le prix de la binouze à encore augmenté", constat aussitôt salué par les vivats avinés et de tous les suivistes qui composent généralement les assemblées anonymes des cafés du commerce. Anonymes car unanimes dans l'approbation de qui se plaint. Anonymes car incapables d'exprimer autre chose qu'une plainte a posteriori, à la cantonnade, sans finalité autre que de celle de réagir, dans le meilleur des cas, à une gêne personnelle.
Incapables, en tout cas, de se sentir concernés par des problèmes qui ne les touchent pas de façon directe et explicite.
Désunis donc.

Jusqu'à quel point, cette désunion pourra-t-elle perdurer et ignorer aveuglément que les problèmes s'agravent, qu'ils empirent au delà de toute proportion imaginable, malgré l'été, malgré le jeu lêché des Girondins ou de l'OM, malgré les jupes légères et les bières pas si légères, malgré les mentalités de CIGALES que tentent de nous inculquer à coups de pubs tous les médias...?

Jusqu'à la prochaine guerre ? Jusqu'au prochain mort ? Jusqu'au prochain coupable ? Est on coupable quand on est désespéré ? Quelle punition sera à la hauteur d'un criminel qui aspire à être puni, qui cherche au travers de la sanction légale une reconnaissance de sa rebellion contre un système qu'il condamne ou honit ?
En arrivera-t-on à voir se succéder dans des tribunaux expéditif des innocent désignés arbitrairement comme boucs émissaires et des coupables fanatisés, réclamant la peine maximale en vertu d'une fierté à fouttre le feu à ce pays qui les écrase de tout son mépris.

La désunion, l'ignorance et la baisse du revenu moyen sont les symptômes tout autant que les ferments de toute crise qui se respectent. Encore faut-il que ceux qui en sont les parties prenantes aient conscience d'une possibilité de sortie de crise. Et que cette alternative soit constructive et pas fantasmée comme une évasion.

Sans quoi on s'expose à coup sûr à l'aggravation du sentiment d'injustice, au statut quo dans l'aveuglement coupable des dirigeants et à l'incompréhension croissante des individus censésse sentir regroupés sous le flambeau d'une même citoyenneté.

Le notion dépassée de nationalisme ne doit pas pour autant faire oubliée le SENS littéral de devise, ou la necessité de se sentir partie prenante à une entité commune, celle d'un teerritoire où les intérêts des uns et des autres voisinent, régulés par des règles équitables, garantes d'une cohabition harmonieuse car ADMISES par tous.

L'oubli des règles qui se manifeste chez les victimes en situation de précarité extrême, dont toute l'énergie se focalise sur un avenir menaçant est in fine une dérive égocentrique comparable à l'attitude irresponsable et criminelle dedécideurs actuels à qui le pouvoir a donné l'illusion d'être intouchable.

Plus dure sera la chute.

Les casseurs, les criminalisés, et victimes de plans sociaux, ont pour eux la triste habitude d'en baver. Et la tradition d'une défense pied à pied des intérêts fondamentaux que sont le droit à une vie décente et à celui un traitement équitable au moment où un désaccord nécessite un arbitrage neutre, que les termes du débat soient juridiques, moraux ou économiques.

Il semblerait toutefois, pour en revenir à ces fumeuses élections européennes, que les débats soient un mythe.
Peut-on encore considérer comme des débats les parodies de questions sans réponses que s'adressent les "spécialistes" entre chaque JT ?
N'assiste-on pas en réalité à une lutte à mort pathétique entre des groupes politiques moribonds, vidés de sens puisque eux mêms livrés aux guerre intestines des sous-chefs espérant se tailler une "encore" meilleure place sous les projecteurs tout puissants des canaux de communication "dominants" ?

L'UMP dont l'objectif est de rendre majoritaire un président déja élu affirme avec autant d'aplomb qu'un perroquet qu'elle a déjà gagné, sondages à l'appui.
Le PS affirme qu'une victoire est possible, pour peu qu'un projet commun émerge au sein du parti, défendu par toutes ses composantes.
L'extrême gauche aligne trois listes qui toutent visent à renverser le système capitaliste.
Le centre vire à gauche, tente tout et tout le monde et tire sur la droite, puisque c'est tendance.
Les verts sont là et font l'unanimité.

Et le vacarme ambiant, médiatique, obscène et désespérément célèbre cette nouvelle ère de l'information qui nous permet d'assister en live à ces "DÉBATS" qui semblent unanimement proclamer leur absence de fond théorique, arguant pour seul motivation une "volonté de changement" qui n'est, au fond que le petit nom poli de la bonne vieille soif de pouvoir.

YES WE CAN !!

bon vote à tous le 7 juin

Par crazyfraizy
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Vendredi 12 juin 2009
« El propòsito que lo guiaba no era imposible, aunque sì sobrenatural. Querìa soñar un hombre. Querìa soñarlo con integridad minuciosa e imponerlo a la realidad. »
« Le but qui l’animait n’était pas impossible mais bien surnaturel. Il voulait rêver un homme. Il voulait le rêver intégralement avec minutie et l’imposer à la réalité. »

Jorge Luis Borges, Ficciones.


A l'instar du narrateur des Ruines circulaires, de Borgès, Thierry Acot-Mirande est un démiurge. L'auteur de Temps Gelé et le mystique rêveur de la plus mystique des Ficciones argentines partagent en effet une intense acuité visuelle, un idéal de transparence au profit du récit et surtout une attention minutieuse accordée à la conception de chaque personnage.

Si les Ruines circulaires se referment sur une mise en abîme subtile - le rêveur se devinant rêvé - les textes de Thierry Acot-Mirande, petits fragments d'univers, se transposent pour leur part dans les rêves de ceux qui les lisent. Conformément au texte de Borgès, les personnages imaginés dans ce recueil au titre glacé prennent littéralement corps, mot à mot, lettre après lettre. Une magie presque palpable opère alors, suggérant à celui qui tourne les pages des visions d'une puissance rare, révélant le poète derrière le romancier. Les phrases, la ponctuation, le blanc des marges deviennent subitement écran dès que l’on plonge dans le recueil Temps Gelé.
Par touches successives, Thierry Acot-Mirande mue son lecteur en Deus IN Machina ; il l’emporte au plus profond du Bois Sacré, lui fait humer les délicate fragances de Sable Rouge et le plie en quatre comme un souple contorsionniste. La rétine du lecteur devient l'appareil du Photographe Bleu : en tant que tel elle décèle le moindre éclat de lumière, ses clichés s'animant soudain sous la plume du poète pour flotter ensuite en marge des consciences, un peu comme les fragments de passé immortalisés par les mystérieux "geleurs" qui donnent son titre au livre.
Il y a un ton, une musique et une lumière très reconnaissables dans les textes de Thierry Acot-Mirande, une forme de Spleen qui laisse tout autant place à d'inquiétantes ambiances surnaturelles qu'à des éclats de rire impromptus. Fragments, visions, ambiances, tout dans ces nouvelles ramène à un certain cinéma :
Comment ne pas retrouver dans le l'inquiétant et non moins fascinant 5W Club l'atmosphère décadente du théâtre capitonné de velours rouge de Mulholland Drive ? Comment ne pas penser aux silences de certains personnages de Gus Van Sant lorsque nous sont décrites les vies de protagonistes à la conscience désarticulée comme Spyder ?
Des lumières, des regards et des paysages émanent des textes de cet auteur au regard de cinéaste, avec une force dont on s’étonne qu’elle puisse être suggérée aussi efficacement en si peu de mots.

Que ce soit dans le recueil Temps Gelé ou dans les premières anthologies collectives de Monsieur Toussaint Louverture, les personnages de Thierry Acot-Mirande font désespérément face à leur solitude, s'appliquent à observer toujours et à agir encore selon leurs habitudes, malgré l’échec à trouver une finalité voire un intérêt à leurs actes et à la succession parfois désespérante des jours.
La poésie de Temps Gelé passe essentiellement par la peinture des décors au sein desquels errent ces consciences infirmes, par les descriptions de leurs actes maladroits comme ceux de marionnettes. Thierry Acot-Mirande coupe délibérément les fils qui servent usuellement de guides aux pantins lors des pantomimes de la vie ordinaire. En donnant ainsi l’impression de les affranchir de sa tutelle et en se rendant invisible, l’auteur poète ne donne que mieux à ressentir.
Les éditions Monsieur Toussaint Louverture sont les ruines circulaire du chaman Acot-Mirande, donnant un cadre aux rites qui « imposent à la réalité » les fragment d’existence de chaque nouvelle. Temps Gelé, subtil écrin de papier bleu nuit, composé et agencé selon une technique occulte et savante est donc tout autant un livre qu’un autel mystique. Libre à vous de passer du rêve à la réalité en en osant tourner la première page.
Par crazyfraizy - Publié dans : critiques - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 25 mai 2009
JE SOUHAITE DE NE PAS TROP DÉPRIMER À TOUS CEUX QUI LIRONT CE TEXTE DE BOUT EN BOUT,

J'ESPÈRE AUSSI, SANS DOUTE NAÏVEMENT, QUE L'INTERVIEW DE JULIEN COUPAT (CF LIEN EN ROUGE) REçOIVE L'ÉCHO QU'ELLE MÉRITE ET SUSCITE UN VÉRITABLE DÉBAT, OU TOUT AU MOINS QUELQUES COMMENTAIRES SUR CE BLOG, SUR FACEBOOK OU AILLEURS...

161 hommes et femmes s'élancent officiellement depuis vendredi sur le ring d'un cirque désert : ces têtes à claques invisibles sont les "stars" désignées pour mener les listes européennes aux prochaines élections européennes.
Je mets au défi la moitié des électeurs de mon beau pays, si concernés par la lutte actuelle entre l'équipe de Laurent Blanc et celle d'Éric Gerets de me citer simplement la date à laquelle elles sont prévues ces élections pourtant capitales.

Il se trouve désormais aujourd'hui beaucoup de gens pour se réjouir de l'arrivée des beaux jours (ils ne sont pas agriculteurs mais souvent touristes du dimanche), beaucoup pour se réjouir des prochaines "vacances", pour penser que le traditionnel "printemps social" avec ses foutues allergies, ses foutus exams terminaux, ses putains de grévistes bloqueurs ou encore tous simplement ce fichu temps qui ne veut pas se décider et nous crâme un matin à plus de 20° pour mieux nous refroidir le soir venu d'une giboulée aux allures de blizzard.

Il sont peu au milieu des bulletins météos alarmistes, pour réaliser que la plus grande des vacances qui soit est celle qui touche la classe politique dirigeante. Pour réaliser que les vacances ne manqueront pas, à l'avenir, surtout pour les chômeurs, où pour les naïfs qui pensaient qu'en s'inscrivant à la faculté ils s'assuraient la possibilité d'assister à des cours.

CERTAINS (CF INTERVIEW DU MONDE DE JULIEN COUPAT), DANS L'INDIFFÉRENCE GÉNÉRALE, EXPRIMENT CLAIREMENT DES IDÉES TELLES QU'ON AIMERAIT LES ENTENDRE DANS LA BOUCHE DE GENS AYANT UN POUVOIR DÉCISIONNAIRE.
IL SEMBLERAIT, POUR L'INSTANT QUE CE SOIT DANS LA BOUCHE DE PRISONNIERS QUE L'ON PUISSE ENTENDRE LA VOIX DE LA RAISON...

 

Vive les vacances ! Vive le temps libre ! Vive le loisir de profiter de ces moments magiques à ne rien faire d'autre que s'amuser,  boire,  faire la fête et célébrer l'oisiveté en à ne pensant qu'aux beaux jours à venir !

"Maudits soient les mauvais plaisants", ceux qui s'alarment toujours d'une CRISE dont on a marre. "Maudits soient-ils ! Onis soient ces pessimistes certainement mal baisés pour avoir toujours cette mine renfrognée ou cet humour noir qui casse l'ambiance."

"Foutez nous la paix avec votre monde qui part en couille ! Pensez-y un peu à vos couilles et faites pas chier !" semble clâmer la France d'en bas, "On la connait la MERDE, on y vit, ça nous saoûle depuis un bail, ya que vous pour pas voir que les discours changent tout le temps mais que NOUS on en bave ni plus ni moins"

"Et puis d'ailleurs, quand il s'agit de payer les pots cassés, quand les résultats d'une circulaires ministérielle X ou d'une directive ministérielle Y fout sur le carreau 250 quidams, tous anonymes, tous flingués et exposés sur l'autel de la haine ordinaire, tous oubliés au terme du reportage de `france 3 qui les montre avec leur banderoles et leur incompréhension, avec leur mobilisation, leurs barils de laits déversés, leurs pneus crâmés, avec cette RÉVOLTE aussi désespéré que sans objet, avec ces yeux aveugles désormais. Aveugle est le regard d'une victime dont le bourreau avance masqué, sous le nom de CAPITALISME FINANCIER, couvert parfois par les oripeaux d'une main tendue, prétendûment porteuse d'alternatives, de reclassement, de retraites anticipées. L'hypocrisie a beaucoup de noms destinés à conceptualiser des responsabilités personnelles que la LOI PUNIRAIT avec raison, si elle n'étais pas contrôlée, manipulée et définie par ces mêmes instances coupables.
Nicolas Sarkozy, Rachida Dati, Michelle Alliot-Marie et ceux, innombrables, qui se font toujours les contempteurs d'un marché financier autorégulé, ceux-là, si rarement cités nommément alors que la délation est pour eux une vertu louable, ces fossoyeurs des acquis sociaux d'un pays qui fut celui des Lumières, tous ceux-là mériteraient d'être conspués et voués à la vindicte du troupeau des "citoyens" qu'ils dirigent pour mieux les mener, au milieu des bêlements, à l'abattoir d'une économie qui a perdu toute capacité à différencier un capital humain d'un actif financier.

Il se trouve aujourd'hui énormément de plaisantins cyniques ou de dramaturges idiots pour hurler d'une voix outrée "Putain de crise, il faut que ça cesse toute cette merde, même le prix de la binouze à encore augmenté", constat aussitôt salué par les vivats avinés et de tous les suivistes qui composent généralement les assemblées anonymes des cafés du commerce. Anonymes car unanimes dans l'approbation de qui se plaint. Anonymes car incapables d'exprimer autre chose qu'une plainte a posteriori, à la cantonnade, sans finalité autre que de celle de réagir, dans le meilleur des cas, à une gêne personnelle.
Incapables, en tout cas, de se sentir concernés par des problèmes qui ne les touchent pas de façon directe et explicite.
Désunis donc.

Jusqu'à quel point, cette désunion pourra-t-elle perdurer et ignorer aveuglément que les problèmes s'agravent, qu'ils empirent au delà de toute proportion imaginable, malgré l'été, malgré le jeu lêché des Girondins ou de l'OM, malgré les jupes légères et les bières pas si légères, malgré les mentalités de CIGALES que tentent de nous inculquer à coups de pubs tous les médias...?

Jusqu'à la prochaine guerre ? Jusqu'au prochain mort ? Jusqu'au prochain coupable ? Est on coupable quand on est désespéré ? Quelle punition sera à la hauteur d'un criminel qui aspire à être puni, qui cherche au travers de la sanction légale une reconnaissance de sa rebellion contre un système qu'il condamne ou honit ?
En arrivera-t-on à voir se succéder dans des tribunaux expéditif des innocent désignés arbitrairement comme boucs émissaires et des coupables fanatisés, réclamant la peine maximale en vertu d'une fierté à fouttre le feu à ce pays qui les écrase de tout son mépris.

La désunion, l'ignorance et la baisse du revenu moyen sont les symptômes tout autant que les ferments de toute crise qui se respectent. Encore faut-il que ceux qui en sont les parties prenantes aient conscience d'une possibilité de sortie de crise. Et que cette alternative soit constructive et pas fantasmée comme une évasion.

Sans quoi on s'expose à coup sûr à l'aggravation du sentiment d'injustice, au statut quo dans l'aveuglement coupable des dirigeants et à l'incompréhension croissante des individus censésse sentir regroupés sous le flambeau d'une même citoyenneté.

Le notion dépassée de nationalisme ne doit pas pour autant faire oubliée le SENS littéral de devise, ou la necessité de se sentir partie prenante à une entité commune, celle d'un teerritoire où les intérêts des uns et des autres voisinent, régulés par des règles équitables, garantes d'une cohabition harmonieuse car ADMISES par tous.

L'oubli des règles qui se manifeste chez les victimes en situation de précarité extrême, dont toute l'énergie se focalise sur un avenir menaçant est in fine une dérive égocentrique comparable à l'attitude irresponsable et criminelle dedécideurs actuels à qui le pouvoir a donné l'illusion d'être intouchable.

Plus dure sera la chute.

Les casseurs, les criminalisés, et victimes de plans sociaux, ont pour eux la triste habitude d'en baver. Et la tradition d'une défense pied à pied des intérêts fondamentaux que sont le droit à une vie décente et à celui un traitement équitable au moment où un désaccord nécessite un arbitrage neutre, que les termes du débat soient juridiques, moraux ou économiques.

Il semblerait toutefois, pour en revenir à ces fumeuses élections européennes, que les débats soient un mythe.
Peut-on encore considérer comme des débats les parodies de questions sans réponses que s'adressent les "spécialistes" entre chaque JT ?
N'assiste-on pas en réalité à une lutte à mort pathétique entre des groupes politiques moribonds, vidés de sens puisque eux mêms livrés aux guerre intestines des sous-chefs espérant se tailler une "encore" meilleure place sous les projecteurs tout puissants des canaux de communication "dominants" ?

L'UMP dont l'objectif est de rendre majoritaire un président déja élu affirme avec autant d'aplomb qu'un perroquet qu'elle a déjà gagné, sondages à l'appui.
Le PS affirme qu'une victoire est possible, pour peu qu'un projet commun émerge au sein du parti, défendu par toutes ses composantes.
L'extrême gauche aligne trois listes qui toutent visent à renverser le système capitaliste.
Le centre vire à gauche, tente tout et tout le monde et tire sur la droite, puisque c'est tendance.
Les verts sont là et font l'unanimité.

Et le vacarme ambiant, médiatique, obscène et désespérément célèbre cette nouvelle ère de l'information qui nous permet d'assister en live à ces "DÉBATS" qui semblent unanimement proclamer leur absence de fond théorique, arguant pour seul motivation une "volonté de changement" qui n'est, au fond que le petit nom poli de la bonne vieille soif de pouvoir.

YES WE CAN !!

bon vote à tous le 7 juin

Par crazyfraizy
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Dimanche 19 avril 2009
Un ahannement lancinant soulève ma poitrine par saccades
et je gémis entre deux sifflements.
Mes yeux aux vrilles adamantines de lambis tordus, usés
par des vagues salées, clignent, se tordent et
se plissent.

Il fait lumineux. Je perds pied, le mont Sinaï aveuglant
dérape. Et comme je chute à la rencontre  d'un sol où gît
ma crédulité écartelée, je croise,
au fond d'une flaque de mercure
le reflet supplicié d'une hébétude tête bêche.

J'ai toujours ce regard naïf cloué à la face...
depuis toi. Et un sourire douloureux,
demi lune allongée, rangée purpurine dissimulant
un collier de perles à l'écrin gingival.

Après une courbe hésitation, révélant une rangée de perles
douloureuses mes dents voraces
filent à la rencontre du trottoir et je m'élance vers
un sol
ensoleillé dont l'éclat fugace fut bref
au terme de mon ellipse verticale...

Une grimace dans mon dernier rêve me toise hautement
du haut de cils flamboyants et avec le sourire
que j'ai cru voir dernièrement ; accroché à tes lèvres
à l'heure de ton train partant. Le dernier rappel
du contrôleur m'a soufflé du marchepied.

Et l'ordre, est revenu. Immanent.

Pan, dans les dents.
Par crazyfraizy - Publié dans : billets de mauvaise humeur - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 23 février 2009
L'avenue défilait sous mes pas fuyants. Une course perdue d'avance. Je venais de me faire plaquer par un fantasme. Je me sentais comme un fan Guillaume Musso qui aurait vu un clip de Marylin Manson. La fin d'un monde quoi.
Il y avait plus d'espace au creux de ma poitrine qu'entre les dents de Yannick Noah.

Evidemment je n'avais rien vu venir. 

Volontaire et affamé en début de soirée, comme un poux qui sort d'un service de cancérologie je distribuais des sourires carnassiers et des haussements de sourcil ténébreux avec la prodigalité d'un nouveau riche.
Si les incrédules sont ennuyeux, moi je dois être passionnant. Dommage que chaque fois que je m'exprime honnêtement je me sente comme une carie qui vient d'annoncer à ses parents que son petit ami est dentiste. Les moments de solitude forgent le caractère ; à ma façon je suis donc passionné de ferronnerie.
Je garde son dernier regard gravé dans mon crâne, de la même façon qu'un taulard peut difficilement oublier l'image de la porte blindée verrouillée, comme si elle était gravée derrière ses paupières.
Je martelais donc le pavé de mes semelles cloutées, l'humeur plombée et le regard lourd. J'avais la bouche aussi sèche que mes yeux étaient humides. Mauvaise répartition des fluides. 

Les réverbères se succèdent, révélant des façades animées. Je progresse rapidement : quelques kilos d'illusions en moins et tout de suite votre foulée s'allonge.
On est jeudi : les étudiants divaguent, en quête de videurs myopes, ne remarquant ni l'acné ni les dernières dents de lait. Ils s'agitent en grappes hilares, grassement bruyantes, assez mûrs pour sécréter leurs sucs mais trop verts pour exprimer autre chose que des lieux communs.
Après 450 mètres et 53 passants portant une écharpe Burberry je m'engouffrai dans un pub, peu soucieux du déterminisme éthylique. Juste soucieux tout court.

Un avatar de Pascal Obispo auquel on aurait greffé les cheveux de Florent Pagny faisait des blagues à la Bigard à un public aussi critique que la rédaction de Direct Soir. Les reprises de Kyo avaient un franc succès et je pensait de plus en plus à tuer le plus de monde possible avec les 2 cure dents à ma disposition, avant de me faire abattre par l'antigang.En fait c'était une thérapie par le pire. Au moment du limbo, je me suis senti revivre.
 
L'esprit aussi clair que ma pinte de guiness, le verbe haut comme un président sur talonnettes, j'entrepris de regagner mon T2 en évitant les chutes d'ivrognes.   
Par crazyfraizy - Publié dans : billets de mauvaise humeur - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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